L'économie locale se mobilise

Edito

La nouvelle équipe dirigeante de l’InterClubs a été élue, sur une promesse d’ouverture, l’ouverture est une des armes que nous allons utiliser pour régler de graves problèmes qui mettent en danger de nombreux chefs d’entreprise.

Non, nous ne seront pas des «pleurnichards», en revanche il est vital de rompre une forme d’omerta qui produit des ravages d’une extrême gravité. Quand un responsable patronal de niveau national dit au sujet des financements : « plus l’entreprise est petite, plus les problèmes sont immenses», quand un autre ajoute en substance : «Le Crédit aux TPE n’a pas été encore étudié, car plus complexe à analyser», quand le médiateur de la sous-traitance nommé par le gouvernement affirme en pesant ses mots : «... les grands groupes pillent les PME. La plupart du temps, les patrons de ces grandes entreprises ne sont pas informés de cette réalité... », quand la complexité administrative asphyxie les petites entreprises, quand des chercheurs s’intéressent aux très nombreux suicides des petits patrons, les « grands patrons » ne se suicident jamais remarquent-ils, etc.

Ces problèmes touchent tous les secteurs d’activité, aussi bien les agriculteurs qui sont également adhérents de nos Clubs, que les entreprises de service, les commerçants, les TPI, etc.

Oui, réellement de nombreux petits patrons sont en danger ! Nous n’avons plus le droit de tergiverser, l’InterClubs a décidé de collaborer avec toutes les bonnes volontés pour imaginer de nouveaux mécanismes, afin de retrouver un vrai respect et une bonne rentabilité.

Nous pourrions réussir seuls, tellement nos Clubs sont riches de la compétence de nos entreprises adhérentes : nous avons collectivement toutes les compétences !

Mais écouter, partager, échanger, collaborer, est l’essence même d’un chef d’entreprise. Nous avons besoin des autres comme ils ont besoin de nous.

Les chambres consulaires, les syndicats patronaux, le Conseil Régional, le Conseil Général, les institutions économiques, les organismes sociaux, les municipalités... doivent être des partenaires, très proches, pour faire avancer et améliorer notre quotidien, dans l’intérêt de tous. C’est également une question de respect des élus et des salariés des Institutions.


Sans cet état d’esprit, notre démarche serait égocentrée, elle étaierait des critiques qui nous sont souvent faites, «les petits patrons sont trop indépendants, trop individualistes, ils n’écoutent jamais» ; ou encore « certains présidents de clubs se conduisent comme des "petits barons", gouvernant chez eux leur baronnie ».

Méfions-nous de nous, car à force d’être ignorés, d’être méprisés, nous pourrions devenir asociaux, par simple réaction. Tout ceci nous ferait perdre un temps considérable, temps qui coûterait très cher à nos entreprises et à leurs dirigeants.

Vous l’avez compris dès que vous avez lu la première de couv’ de l'InterMag n°1, nous ne mâcherons pas nos mots, mais nous respecterons toujours les individus, beaucoup moins les mauvaises habitudes.


L’InterClubs doit être un rouage essentiel pour remettre la machine en marche, grâce à l’apport du terrain, par la mise en valeur de la proximité, proximité que nos Clubs et leurs animateurs vivent chaque jour.

Nous sommes déjà « force de proposition », nous le serons encore beaucoup plus quand chaque entreprise adhérente aura apporté sa pierre.
Nous sommes prêts à être des relais loyaux pour tous ceux qui travaillent sincèrement à nos côtés.

Nous ne tomberons pas dans le piège du « pouvoir pour le pouvoir », nos adhérents nous rappellent à l’ordre régulièrement, la proximité est un aiguillon constructif : nous sommes à portée de fusil... et même si nous sommes bénévoles, les rappels à l’essentiel sont nombreux. Nous irons jusqu’au monde politique, car notre économie locale est bien différente de l’économie mondiale. Nous savons tous que les Politiques ont peu de pouvoir sur les acteurs majeurs de la haute finance internationale. EN REVANCHE, notre économie locale peut se développer indépendamment de ces mécanismes inhumains. Les politiques doivent se mettre au travail avec nous, apprendre à nous connaître, à nous écouter réellement, à nous servir : ne sont-ils point nos représentants ?

Je vous remercie de votre concours bienveillant et vous prie de consulter la liste des sujets que nous souhaitons travailler, liste non exhaustive, à vous de l’enrichir.